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Financement d'entreprise

Dette classique + crédit-bail de 150 K€ — dossier LY

Un même projet, deux instruments : 100 K€ de prêt à 3,99 % sur 4 ans pour les travaux, 50 K€ de crédit-bail pour l'équipement — chaque actif financé par l'outil qui lui correspond.

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France
Financement d'entreprise

Note de lecture. Cette fiche restitue, étape par étape, la démarche de structuration de cette opération de financement. Le nom du client est anonymisé (deux premières lettres) ; les conditions citées sont celles obtenues sur ce dossier et ne constituent ni une offre ni une promesse de résultat.

01

Le besoin initial

Qualifier le besoin avant de chercher la solution

Le projet combinait deux natures de dépenses : des travaux d'aménagement — qui s'incorporent aux locaux et n'ont pas de valeur de revente autonome — et un équipement de cuisine professionnel, actif identifiable et revendable. Le réflexe pédagogique de cette étape : décomposer le besoin par nature d'actif avant de chercher le financement, car des actifs différents appellent des instruments différents, et le mélange coûte toujours plus cher que la décomposition.

02

La sélection de l'instrument financier adapté

La structure qui épouse le besoin

Le découpage retenu : un prêt bancaire amortissable de 100 K€ à 3,99 % sur 4 ans pour les travaux, et un crédit-bail de 50 K€ pour la cuisine. Le crédit-bail — le financeur achète l'équipement et le loue à l'entreprise, qui peut l'acquérir en fin de contrat pour une valeur résiduelle convenue — se justifie sur un actif revendable : la propriété du matériel constitue la garantie du financeur, ce qui allège les sûretés demandées par ailleurs.

03

La sélection des financeurs compatibles

Adresser ceux dont c'est précisément le métier

Le LCL a porté les deux financements, ce qui simplifie la relation — mais la comparaison a été faite avec des bailleurs spécialisés sur la partie crédit-bail : sur le matériel professionnel, les filiales de leasing des constructeurs et les bailleurs indépendants sont parfois plus agressifs que les banques généralistes. Ici, l'offre groupée de la banque restait la meilleure une fois tout compté : taux, loyers, valeur résiduelle et simplicité d'exécution.

04

La gestion des questions et réponses pour amener les négociations sur les modalités

Le dossier de réponses fait la négociation

Les questions ont porté sur la valeur et la liquidité de l'équipement (pour le crédit-bail) et sur les flux d'exploitation (pour le prêt). La négociation du crédit-bail a ses variables propres, souvent méconnues : montant du premier loyer, valeur résiduelle de rachat, sort du matériel en fin de contrat, conditions de sortie anticipée. Sur le prêt, le point d'attention classique : garanties et caution, à calibrer sur les 100 K€ seulement — pas sur l'ensemble du projet.

05

La mise en œuvre du projet et la gestion des parties impliquées

Transformer l'accord en mécanisme qui fonctionne

La mise en œuvre a coordonné deux calendriers : le déblocage du prêt au rythme des factures de travaux, et la livraison de l'équipement directement financée par le bailleur (l'entreprise n'avance rien). Trois parties à synchroniser — banque, bailleur, fournisseurs — avec un point de vigilance : la réception conforme du matériel conditionne le paiement du fournisseur par le bailleur, donc la vérification à la livraison est un acte financier, pas seulement technique.

06

Le closing

Sécuriser la signature et le déblocage

Deux closings courts plutôt qu'un : signature du prêt et première mise à disposition d'un côté, signature du contrat de crédit-bail et procès-verbal de réception du matériel de l'autre. La leçon d'ensemble de ce dossier : sur un projet de 150 K€, prendre le temps de décomposer et d'apparier chaque actif à son instrument a produit un coût global et des garanties plus favorables qu'un financement unique — la structuration n'est pas réservée aux grandes opérations.

07

Questions fréquentes : les concepts clés de cette opération

Sécuriser la signature et le déblocage

Qu'est-ce que le crédit-bail ?

C'est une location avec option d'achat appliquée aux équipements professionnels : le financeur achète le matériel et le loue à l'entreprise pendant une durée convenue. En fin de contrat, l'entreprise peut acheter le matériel pour une valeur résiduelle fixée dès le départ, le restituer, ou renouveler l'opération sur du matériel neuf.

Pourquoi ne pas tout financer par un seul prêt ?

Parce que chaque instrument a sa force : le crédit-bail finance 100 % de l'équipement sans apport et sa garantie est le matériel lui-même, ce qui allège les sûretés ; le prêt convient aux dépenses sans valeur de gage, comme les travaux. Mélanger les deux dans un seul prêt reporte tout le poids sur les garanties générales et la caution du dirigeant.

Le matériel en crédit-bail m'appartient-il ?

Non, pas pendant le contrat : il appartient au bailleur, l'entreprise en est locataire. C'est précisément ce qui fonde la solidité de l'instrument — la propriété est la garantie du financeur. L'entreprise en devient propriétaire si elle lève l'option d'achat en fin de contrat, pour la valeur résiduelle convenue.

Qu'est-ce que la valeur résiduelle ?

C'est le prix, fixé dès la signature, auquel l'entreprise pourra acheter le matériel à la fin du crédit-bail. Une valeur résiduelle basse signifie des loyers plus élevés mais un rachat symbolique ; une valeur haute allège les loyers mais renchérit le rachat. Ce curseur se négocie selon l'intention de conserver ou non le matériel.

Comment comparer un crédit-bail et un prêt sur le même équipement ?

En additionnant tous les flux de chaque solution — loyers, premier loyer majoré, valeur résiduelle d'un côté ; échéances, assurance, garanties de l'autre — et en comparant les totaux actualisés, sans oublier les différences de garanties exigées et l'impact fiscal (les loyers de crédit-bail sont des charges déductibles). Le moins cher n'est pas toujours celui qu'on croit.

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