Fusions-Acquisitions · Opération réalisée · Conseil à l'achat

EP2C acquiert Oakridge : l'ingénierie-conseil du nucléaire rejoint le groupe toulousain

Comment le groupe d'assistance technique aux grands projets d'infrastructures, en hypercroissance depuis 2014, s'est rapproché du cabinet indépendant d'ingénierie-conseil du nucléaire — le besoin, l'approche, les enjeux et la lecture macroéconomique d'une opération qui installe le groupe au cœur de la relance de la filière, au moment où les compétences en sont le goulet.

30 %
de croissance annuelle du groupe depuis 2014
85 M€
de chiffre d'affaires 2024 du groupe EP2C
900
collaborateurs, dans une cinquantaine de pays
2025
annonce du rapprochement, le 16 décembre
L'acquéreur

EP2C, l'assistance technique des grands projets mondiaux

Basé à Balma, aux portes de Toulouse, EP2C est un groupe spécialisé dans l'assistance technique à destination des grands projets d'infrastructures à travers le monde, organisé en trois divisions — EP2C Energy, née en 2014, EP2C Life Sciences, créée en 2022, et EP2C Nucléaire, lancée en 2023. Le groupe non coté — accompagné à son capital par iXO Private Equity en participation minoritaire — a réalisé 85 M€ de chiffre d'affaires en 2024 avec 900 collaborateurs, plus de 300 nouvelles missions par an et une implantation dans une cinquantaine de pays, sur une trajectoire publiée de plus de 30 % de croissance annuelle depuis 2014. Sa stratégie combine l'expansion géographique — de Singapour au Brésil — et la montée en spécialisation par intégrations successives : Pharmconcept en 2023, le Cabinet Russier en 2025, et désormais Oakridge, la brique d'ingénierie-conseil qui hisse la division nucléaire au rang d'acteur de référence.

EXPLOITANTS DE RÉACTEURS & INDUSTRIELS DE LA FILIÈRE INGÉNIERIE-CONSEIL INDÉPENDANTE ÉTUDES · SÛRETÉ · EXPERTISE AUTORITÉS DE SÛRETÉ & CENTRES DE RECHERCHE
Le savoir-faire clé de la cible : l'expertise indépendante qui fait autorité des exploitants aux régulateurs
EP EP2C Group Assistance technique aux grands projets — Balma, Toulouse · ~50 pays ep2c-group.com
O Oakridge Ingénierie-conseil du nucléaire — Orléans oakridge.fr
Le cédant

Oakridge, l'ingénierie-conseil indépendante du nucléaire

Implantée à Orléans, Oakridge est une société indépendante d'ingénierie-conseil reconnue dans l'industrie nucléaire, au service d'un spectre de clients qui dit sa position singulière : les exploitants de réacteurs, les industriels de la filière, les centres de recherche — et les autorités de sûreté elles-mêmes. Son chiffre d'affaires n'est pas communiqué, mais sa distinction l'est : la société a été sélectionnée en mars 2025 pour intégrer la deuxième promotion de l'Accélérateur du nucléaire, le programme porté par Bpifrance et soutenu par l'État et les acteurs majeurs de la filière française — le label public de l'excellence sectorielle. Fondée et dirigée par Cyrille Molina, elle se rapproche du groupe selon un montage de continuité publié aux actes : EP2C Group en préside désormais la gouvernance, la holding du fondateur en assurant la direction générale — l'expertise reste aux commandes.

La visibilité de l'opération

Ce que la presse en a dit

L'opération, annoncée mi-décembre 2025, est documentée par le communiqué bilingue de l'acquéreur et la presse économique française :

Annonce officielle · EP2C Group (version française)16 décembre 2025 Intégration d'Oakridge : le rapprochement avec l'ingénierie-conseil du nucléaire

L'annonce officielle qualifie l'opération — le rapprochement avec la société indépendante d'ingénierie-conseil reconnue dans l'industrie nucléaire — et en donne la raison stratégique : asseoir la position du groupe dans le secteur de l'énergie, devenir un acteur incontournable du domaine nucléaire, et renforcer sa présence sur les projets d'envergure en France comme à l'international, en s'appuyant sur des expertises complémentaires et une forte culture de l'ingénierie. Les équipes des deux maisons s'y déclarent enthousiastes de construire ensemble.

Le Journal des Entreprises15 décembre 2025 Le groupe EP2C renforce sa position dans le nucléaire en acquérant Oakridge

La presse économique régionale documente les deux parties en chiffres : le groupe de Balma — 900 collaborateurs, 85 M€ de chiffre d'affaires en 2024, l'assistance technique des grands projets d'infrastructures mondiaux — rachète l'orléanais Oakridge, dont elle détaille le spectre de clientèle, des exploitants de réacteurs aux autorités de sûreté. L'article révèle la distinction de la cible : sa sélection, en mars 2025, dans la deuxième promotion de l'Accélérateur du nucléaire de Bpifrance, soutenu par l'État et les acteurs majeurs de la filière.

Annonce internationale · EP2C Group (version anglaise)16 décembre 2025 Integration of Oakridge : EP2C strengthens its nuclear expertise

La version internationale porte l'annonce vers les marchés du groupe — une cinquantaine de pays, de Singapour au Brésil — et vers les donneurs d'ordre mondiaux de l'énergie : l'intégration du cabinet permettra au groupe d'élargir son offre et d'accroître sa capacité d'intervention sur les projets de grande ampleur, en France comme à l'international. L'adresse bilingue dit la nature de l'acquéreur : une plateforme mondiale d'assistance technique, qui hisse sa division nucléaire par l'expertise française.

L'enjeu de l'opération

Pourquoi cette acquisition, et pourquoi cette cible

Pour EP2C, l'enjeu est de monter la chaîne de valeur nucléaire : la division dédiée, créée en 2023, apportait les compétences d'exécution — ingénierie, gestion de projet, construction, maintenance — mais la relance de la filière se joue plus haut, là où l'expertise indépendante fait autorité. L'ambition est publiée au communiqué : « devenir un acteur incontournable dans le domaine nucléaire » — et le rapprochement avec Oakridge en est le moyen, en apportant au groupe ce qui ne se construit pas en deux ans : la reconnaissance d'un cabinet indépendant établi auprès de toute la filière, des exploitants aux autorités de sûreté, et une culture d'ingénierie complémentaire de sa puissance de déploiement — 900 collaborateurs, une cinquantaine de pays, plus de 300 missions nouvelles par an.

ACCÉLÉRATEUR BPI ASSISTANCE TECHNIQUE EP2C · 50 PAYS INGÉNIERIE-CONSEIL · ORLÉANS OAKRIDGE FILIÈRE NUCLÉAIRE EXPLOITANTS · AUTORITÉS · RECHERCHE
L'enjeu stratégique : joindre la plateforme mondiale du groupe à l'autorité du cabinet indépendant

Côté cible, Oakridge apportait l'actif le plus rare de la filière : la crédibilité indépendante. Un cabinet d'ingénierie-conseil dont le spectre de clients — exploitants de réacteurs, industriels, centres de recherche, autorités de sûreté — atteste que l'expertise y fait référence des deux côtés de la table ; une reconnaissance publique récente et vérifiable, la sélection dans la deuxième promotion de l'Accélérateur du nucléaire de Bpifrance, aux côtés des acteurs que l'État et la filière désignent comme l'avenir du secteur ; et un fondateur-dirigeant, Cyrille Molina, dont l'engagement dans la suite est gravé au montage même — sa holding assure la direction générale de la société rapprochée. Dans un métier où la valeur est la signature des experts, cette continuité publiée est l'atout décisif de l'opération.

La lecture macroéconomique

La relance nucléaire fait des compétences le nouveau goulet

Cette opération illustre le retournement de la filière nucléaire française : entre la prolongation du parc existant, le programme de nouveaux réacteurs et l'émergence des petits réacteurs modulaires, la filière change d'échelle — et sa contrainte n'est plus politique mais humaine : les ingénieurs de sûreté, les experts en démantèlement et les chefs de projet nucléaires sont la denrée rare d'un secteur qui a peu recruté pendant deux décennies. L'État lui-même structure la montée en puissance — l'Accélérateur du nucléaire de Bpifrance, qui a distingué la cible, en est l'instrument — pendant que les groupes de services techniques se consolident pour offrir aux donneurs d'ordre des plateformes capables de mobiliser les expertises à l'échelle des programmes.

L'opération raconte aussi une trajectoire d'ETI française singulière : celle d'un groupe toulousain d'assistance technique passé, en dix ans et avec plus de 30 % de croissance annuelle, du monde de l'énergie aux sciences de la vie puis au nucléaire — trois intégrations en trois ans, Pharmconcept, le Cabinet Russier, Oakridge, chacune hissant une division. La consolidation est domestique — de Balma à Orléans — mais sa portée ne l'est pas : c'est l'expertise nucléaire française, celle-là même que la filière mondiale vient chercher, qu'une plateforme de cinquante pays met en capacité d'exporter. Et la transmission s'y fait par alliance plutôt que par cession sèche : le fondateur du cabinet demeure aux commandes opérationnelles, son expertise devenant le cœur de la division nucléaire du groupe.

BALMA · TOULOUSE EP2C GROUP ORLÉANS · VAL DE LOIRE OAKRIDGE ACQUISITION 2025 FILIÈRE NUCLÉAIRE FRANÇAISE
Une consolidation domestique : le groupe toulousain s'allie l'expertise nucléaire orléanaise
Le rôle du conseil

La valeur ajoutée de Collaboration Capital sur cette mission

Sur cette opération, Collaboration Capital est intervenu comme conseil à l'achat. Une acquisition dans l'ingénierie nucléaire se joue en quatre temps — et la nature de l'actif, une signature d'experts reconnue jusque par les autorités de sûreté, impose à chacun d'eux une exigence propre.

I

Bonne compréhension de la mission

Le cadrage part du canal de prescription de la filière : dans le nucléaire, les donneurs d'ordre — exploitants, grands industriels, centres de recherche — référencent leurs prestataires sur des qualifications longues, des habilitations et une réputation d'expertise que rien ne remplace, et l'écosystème public — autorités, programmes de filière — désigne ses acteurs de confiance. Pour une division nucléaire née en 2023, la question n'était donc pas de recruter plus vite, mais d'acquérir ce que le temps seul confère : un cabinet établi dont la signature fait référence, capable d'entraîner la crédibilité de toute la division — l'inverse d'un achat de capacité.

II

Sourcing et évaluation des cibles

Le vivier français de l'ingénierie-conseil nucléaire indépendante est étroit : entre les grands ensembliers et la myriade de consultants individuels, les cabinets constitués et reconnus se comptent — et les nomenclatures, qui les rangent dans le conseil en ingénierie générique, ne savent pas les distinguer. L'évaluation mobilise les critères du métier : la réalité des référencements auprès des exploitants et des autorités, les habilitations des équipes, la séniorité des experts — la ressource que toute la filière se dispute —, l'indépendance vis-à-vis des ensembliers, qui fait la valeur du conseil, et les signaux publics de qualité : la sélection de la cible dans l'Accélérateur du nucléaire de Bpifrance valait, à cet égard, une due diligence de filière.

Canal off-market

Le sourcing off-market

L'atout technologique de Collaboration Capital tient à sa méthode d'identification des cibles : des algorithmes de clustering sémantique et de machine learning, et non les nomenclatures sectorielles et administratives. Les codes d'activité officiels rangent les entreprises dans des cases qui ne savent pas répondre à l'objectif global d'un acquéreur — ils ignorent l'activité réelle, le modèle de distribution, la typologie de clientèle ou le modèle d'affaires. L'analyse sémantique, elle, lit ce que font véritablement les entreprises et cartographie celles qui correspondent à la thèse d'acquisition dans toutes ses dimensions, y compris — et surtout — celles qui ne sont pas à vendre. Sur le marché de cette opération, c'est ce qui distingue, dans le continent indistinct du conseil en ingénierie, le cabinet nucléaire indépendant dont la clientèle compte jusqu'aux autorités de sûreté.

Canal on-market

Le sourcing on-market

La même infrastructure s'applique au marché visible : la technologie extrait les opérations d'acquisition et de cession réalisées sur le secteur visé par le client — et surtout, elle identifie les dealmakers qui les ont conduites : avocats, auditeurs, banques de financement et fonds d'investissement, en évaluant le niveau de spécialisation de chacun sur le secteur d'activité concerné.

Collaboration Capital identifie ainsi les dealmakers réellement actifs sur le secteur recherché, retrouve leurs coordonnées professionnelles — emails et téléphones — et prend contact pour leur présenter le projet d'acquisition du client. C'est ainsi que le canal on-market est alimenté : il donne au client accès aux cessions qui circulent sur le marché, au moment où elles circulent, auprès de ceux qui les font circuler — un canal d'autant plus actif que la relance de la filière nucléaire attire les capitaux vers ses maisons d'expertise.

Réunis, ces deux canaux changent le niveau de jeu du sourcing : l'infrastructure technologique de Collaboration Capital devient un véritable game changer des projets d'acquisition. Elle s'adresse aux entreprises ambitieuses qui veulent appuyer leur croissance externe sur cette infrastructure de haut niveau.

III

Approche directe et mise en relation

Approcher un fondateur-expert dont le cabinet vient d'être distingué par la filière, c'est répondre à la question de l'indépendance : la valeur d'Oakridge tient à une crédibilité reconnue des deux côtés de la table — jusqu'aux autorités de sûreté —, et tout projet qui la compromettrait détruirait l'actif qu'il prétend acquérir. L'argumentaire tenait au modèle du rapprochement : non pas une absorption, mais une alliance — l'expertise du cabinet devenant le cœur de la division nucléaire, la plateforme mondiale du groupe lui ouvrant les projets d'envergure, en France comme à l'international, et le fondateur demeurant aux commandes. La culture commune de l'ingénierie, soulignée par l'annonce, a fait le terrain d'entente.

IV

Négociation jusqu'au closing

La structuration a retenu le montage de l'alliance, publié aux actes : un rapprochement par apport de titres au groupe, la gouvernance de continuité gravée — EP2C Group à la présidence de la société rapprochée, la holding du fondateur à sa direction générale. Les audits portaient sur les actifs du métier : les référencements et leur pérennité au changement de contrôle, les habilitations et la conformité du secteur le plus réglementé qui soit, les contrats-cadres de la filière, et la rétention des experts — dans un cabinet de conseil, la valeur signe ses rapports. Le contexte capitalistique publié — iXO Private Equity, actionnaire minoritaire du groupe — éclairait la capacité d'exécution, et la discipline de l'acquéreur a fait le rythme : troisième intégration en trois ans, sur une feuille de route de divisions publiée.

L'opération en bref
Acquéreur
EP2C Group — Balma (Haute-Garonne) · 900 collaborateurs · 85 M€ (2024) · ~50 pays
Cible
Oakridge — Orléans · ingénierie-conseil du nucléaire, fondée et dirigée par Cyrille Molina
Activité de la cible
Conseil aux exploitants de réacteurs, industriels, centres de recherche et autorités de sûreté
Distinction
2e promotion de l'Accélérateur du nucléaire (Bpifrance, mars 2025)
Montage
Rapprochement — la holding du fondateur à la direction générale
Année
2025 (annonce le 16 décembre)
Rôle du cabinet
Conseil à l'achat
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